Iwama Shinshin Aiki Shurenkai est le nom de l’association qui s’évertue à propager l’enseignement de Saito Hitohira sensei, et par là même, celui de son père et de O sensei avant lui.

Tanrenkan

En août 2011, le magazine Hiden publiait un article sur la pratique de cette école d’aikido qui insistent notamment sur la construction du corps à partir du travail Go no keiko mais également l’importance du travail des armes en concordance avec le Taijutsu.

L’un des sujets fondamentaux abordés est celui, ô combien important, du Kamae, la ou les positions permettant de se mouvoir, de réaliser les techniques, bref, de comprendre l’importance des principes d’une discipline. C’est justement le thème qu’évoque Saito sensei dans cet interview réalisé par l’association « Dento Iwama ryu France« .

Voici donc une traduction d’un passage de l’article.

Tai no henko

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En abaissant légèrement les hanches, au cours de Tai no henko (体の変更, variation du corps), on déséquilibre le partenaire au moyen d’un mouvement circulaire sur l’axe de la jambe avant, de manière à guider du bout des doigts la main saisie.

La forme de corps (shisei) est identique à celle que l’on adopte en frappant avec le sabre au cours des suburi.

C’est également similaire au kuzushi (« déséquilibre ») de Ikkyo, etc, et cela constitue un important tanren où l’on construit de manière basique les hanches nécessaires à l’Aikido.

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Illustrations des postures Kenka goshi, Hanmi (Omote sankaku) et Hitoemi (Ura sankaku)

Ci-dessous, la même chose tel qu’affiché dans le dojo d’Iwama, Tanrenkan

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Hanmi (Omote sankaku)

Hanmi constitue la façon de se tenir debout la plus basique.

NdT: Littérallement Hanmi, 半身, signifie « moitié de corps », « de profil ».

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Le corps adopte une position à 45° par rapport au partenaire en plaçant les deux talons sur une même ligne droite.

Il s’agit de la posture que l’on adopte au sabre (1) – (2) et bien sûr, c’est la posture au moment où on détermine la technique face à l’adversaire. A partir de là, il y a la possibilité de « varier » librement.

NdT: le terme Omote sankaku, 表三角, fait référence au « triangle de face » apparaissant sur le dessin ci-dessus par opposition au « triangle de revers » (Ura sankaku, 裏三角) qui caractérise la posture Hitoemi.

Hitoemi (Ura sankaku)

Hitoemi consiste à se tenir debout en ayant la pointe des orteils sur une même ligne droite. C’est une posture où l’on présente totalement le côté du corps au partenaire.

NdT: Hitoemi, 一重身 signifie « le corps d’une unique épaisseur ».

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C’est la garde (kamae) de base au jo (1) ainsi que l’attitude que l’on assume au sabre lorsque l’on exécute tsuki (coup d’estoc) (2).

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Lorsqu’on évite la frappe de l’adversaire qui s’abat sur nous, on protège notre corps en adoptant Hitoemi et on devient capable instantanément de saisir l’arrière de son dos (3) – (4).

Kenka goshi

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Avec cette manière de se tenir debout, qui n’apparaît que dans le taijutsu, on a une très bonne stabilité où on fait preuve en particulier d’une résistance aux poussées latérales.

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Lorsqu’on déséquilibre le partenaire dans Morote dori kokyu nage (1) – (2), ou que l’on délivre un atemi au flanc en faisant Irimi sur Kata dori ou en recevant Yokomen uchi (3) – (4), etc, avec un taisabaki horizontal, on maintient la stabilité du corps et on double la puissance de la technique.

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Saito Hitohira sensei

 

Written by Eric Grousilliat

Débute la pratique de l'aikido en 1988. En 1993, rencontre avec Tamura Nobuyoshi sensei dont il va suivre l'enseignement jusqu'au décès de ce dernier en 2010. Tamura sensei lui délivre le 4e dan en 2009. S'installe au Japon, à Tokyo en 2008, et poursuit la pratique de l'aikido au Tendokan...
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