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Le Daito ryu, son histoire, sa pratique, ses acteurs, reste toujours un sujet attractif pour moi (et pour d’autres) et de temps en temps, suite à une lecture, une découverte, un ami, un regain d’intérêt nait parfois. C’est plus rare quand, sur une même période, les trois facteurs s’associent pour donner du grain à moudre à ce blog.

Parlons d’abord de l’ami, je n’ai en réalité jamais rencontré Raphael mais nos échanges via le Net ont été nombreux, et encore récemment il partageait ses impressions et connaissances concernant le Daito ryu au moyen des commentaires notamment sur le sujet: Yasue Kunio, l’aiki face à la science. Raphael qui officie très souvent sous le pseudo d’Ashura, est un pratiquant de longue date du Daito ryu Shiseikan dont le Honbu dojo est situé à Kitami, sur l’île d’Hokkaido au Japon.

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Takeda Tokimune, 36ème soke du Daito ryu

Le Shiseikan s’évertue de transmettre la tradition qu’a institué Takeda Tokimune à partir de l’héritage de son père, Takeda Sokaku. Le chef de file de ce groupement est un expert relativement peu connu des Budoka, Sano Matsuo sensei. Pour Raphael, qui me semble-t-il connait son sujet, Sano sensei est le Kage Shihan actuel du Daito ryu, espérons qu’il ne me tienne pas trop rigueur de mettre un peu de lumière sur son ombre..

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Sano sensei fut l’ami intime et l’élève de Takeda Tokimune, 36ème soke du Daito ryu. Il est actuellement sans doute la dernière personne encore vivante à avoir participé à l’établissement du Daitokan en 1954, le dojo personnel de Tokimune.

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Entrée du Daitokan

Afin de lui rendre hommage, voici une courte vidéo réalisée à partir d’extraits d’un documentaire de la télévision japonaise.

Comme vous le savez peut-être, la période de fin de vie de Tokimune, ainsi que celle qui suivit son décès il y a 20 ans de cela, furent assez chaotique, mais je reste persuadé que la plus grande richesse de son enseignement est toujours présente tant parmi ses élèves japonais,tel Sano Matsuo, Kato Shigemitsu, etc, que parmi ses élèves occidentaux comme par exemple Antonino Certa sensei, auteur de l’ouvrage « Daito ryu Aikibudo, history and technique« . Livre dont je ne peux qu’encourager la lecture.

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Pour revenir à Raphael, je vous invite à consulter son blog qui m’a permit hier encore de découvrir cette magnifique démonstration du dojo finlandais, Sasuga dojo.

Une grande précision allié à une vitesse d’exécution réaliste font du visionnage de ce petit film un agréable moment. Les membres du Sasuga dojo font partie du groupe Takumakai, suivant l’enseignement d’Amatsu sensei, disciple de Hisa Takuma.

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Amatsu Yutaka sensei et son élève Marko Kempas

La ville d’Helsinki possède deux dojo du Takumakai. Le Daito ryu y est implanté de manière solide depuis 1995, et ses pratiquants n’hésitent pas à se rendre régulièrement au Japon et à inviter les grands noms du Takumakai tel Kawabe sensei ou Kobayashi sensei. Ceci explique sans doute en grande partie l’excellence de la démonstration.

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Parlons un peu lecture pour finir. Je tenais à évoquer l’un des ouvrages qui me tient à coeur actuellement. Disponible uniquement en japonais, sa lecture risque de me prendre du temps mais les débuts sont prometteurs. Il s’agit de Oni no Kanmuri: Takeda Sokaku den 鬼の冠 : 武田惣角伝 (La couronne du démon: histoire de Takeda Sokaku). Un recueil assez complet d’anecdotes concernant le personnage fascinant du professeur d’Ueshiba Morihei.

Son auteur, le romancier Tsumoto Yo, écrivit plusieurs ouvrages ayant trait au monde des arts martiaux et fit même la rencontre dans les années 80 du maître de Daito ryu, Sagawa Yukiyoshi. A la suite d’une visite au dojo de ce dernier, il fut suffisament impressionné pour écrire un livre sur lui.

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Tsumoto Yo assistant à une démonstration de l’Aiki par Sagawa sensei

Voici un extrait de « Oni no kanmuri » tiré du premier chapitre et traduit par mes soins:

En août 1928, dans le ryokan Akita de Asahikawa en Hokkaido demeurait un petit homme âgé. Mesurant moins d’un mètre cinquante il avait près de 70 ans mais en paraissait 10 de moins et possédait un regard perçant. Il s’agissait de Takeda Sokaku, le soke du Daito ryu aiki jujutsu. Sokaku parmi tous les budoka du pays possédait une réputation retentissante.
Sans mettre en avant sa personne il ne voulait pas former des élèves en établissant un dojo, c’était quelqu’un d’original.
En voyageant à travers tout le pays il enseignait l’Aiki no jutsu là où il faisait halte. Les frais d’instruction étaient de 2 yens. Le propriétaire du ryokan Akita avait entendu le nom de Sokaku et par peur lui réserva un accueil poli. A Hokkaido, Sokaku était connu comme le héros d’une période de défrichement. En 1902, il avait affronté à lui seul 50 000 vauriens sur toutes les routes.
Hokkaido dans les années proches de 1900, en pleine vague de colonisation était infester de vauriens, de joueurs et également de criminels, on se trouvait quasiment dans une situation sans gouvernement.
Face à 50 000 vauriens, il n’y avait que 600 policiers pour effectuer la surveillance. Par conséquent une personne qui avait demandé la protection de la police fut tué devant un commissaire. La famille d’un juge d’instruction avait été menacée à l’arme blanche, etc. On recrutait uniquement pour contrer la violence terrible des hommes sans loi.

A l’époque Sokaku enseignait le budo à la deuxième division de Sendai, et il se mit en route suite à une demande du commissaire de police d’Hakodate. Il se batta seul contre le plus grand clan de vauriens d’Hokkaido, le clan Marumo. Ils finirent par se prosterner de peur.
On raconte que des vauriens s’étaient approchés avec des lames en mains et il les avait chassés en brisant bras et jambes à coup de tenugui mouillé. Les exploits de Sokaku étaient devenus des légendes que les gens comme le propriétaire de l’établissement Akita entendaient depuis leur plus tendre enfance.

Cela faisait fort longtemps que Sokaku ne s’était pas rendu à Asahikawa et il n’avait aucun élève dans cette ville.

« Il parait que Takeda Sokaku loge au ryokan Akita, il est assez vieux mais je voudrais essayer. « 

Les cadres de la police que Sokaku était allé saluer informèrent aussitôt le député du district, Bando Kotaro. Bando qui plus tard allait devenir maire d’Asahikawa possédait une allure vigoureuse et portait le surnom de Bull Dog. Menkyo kaiden d’Ono ha Itto ryu il avait une force qui allait avec son corps grand et gros. Il était réputé pour sa technique de force qui consistait à transporter très facilement cinq sacs de riz pesant en tout 300kg, deux sacs sur son dos, un autre avec sa bouche et un dans chaque main.

Il avait invité Sokaku au dojo de Judo, Shobukan, en présence des judokas Matsuda Toshimi et Maekiku Taro, du lutteur de sumo amateur du commissariat de Kamikawa Sorachi, Miyano Hikojiro et de Yokoso père et fils, ainsi que de Yamazaki Yokichi qui dirigeaient tous trois la brasserie fabriquant l’alcool « Otokoyama « .

Sokaku avec son regard perçant était quelqu’un débordant de dignité. En Hitoe (tenue d’été), il était vêtu d’un hakama en gaze de soie et d’un haori (veste) d’été et portait un petit wakizashi. A l’époque Showa, personne d’autre ne portait de wakizashi comme lui à la ceinture. Bando échangea les salutations avec Sokaku mais il n’arrivait pas à s’empêcher de le considérer avec dédain.

« Ah bon mais Chiba Shusaku nous avait prévenu que c’était un virtuose. C’est un vieux gâteux sans la moindre force. En prenant de l’âge il veut se faire un peu d’argent, je peux être son partenaire sans lui faire mal. »

Chiba Shusaku raconte dans l’ouvrage « kenjutsu monogatari « .

« Même si on dit que c’est un maître aux techniques extraordinaires, lui servir de partenaire n’est en réalité pas grand chose. Il ne faut pas le négliger mais c’est également inutile d’avoir peur. Après constatation il y a beaucoup de mensonges dans les rumeurs qui concernent cet homme et on ne trouve rien d’aussi étonnant. « 

Comme Sokaku connaissait l’art de lire dans les pensées, il pouvait deviner avec perspicacité ce que Bando avait à l’esprit. Voici ce que Sokaku dit à Bando.

J’ai entendu que vous étiez un colosse capable de transporter cinq sacs de riz de 70 L. Vous devriez pouvoir me soulever de l’endroit où je m’allonge. Je ne pèse que 49 kg. Vous devriez y parvenir du bout des doigts. « Sokaku s’allongea sur le dos en croisant les bras. Bando s’avança en riant jaune.

« Sensei, est-ce que je peux ? »

« Oui oui c’est bon »

Bando glissa ses deux mains sous le dos de Sokaku de manière à le soulever dans ses bras. Même s’il s’agissait d’une telle technique mystérieuse, cela ne modifierait pas la loi de la gravité. Ce vieillard avec un air guindé, ce ne doit pas être pénible de le soulever. S’il parvenait à porter facilement le vieillard à la manière d’un enfant en concentrant ses forces, cela couvrirait le malheureux de honte, Bando mit donc à peine de la puissance dans ses bras. Il ressentait quelque chose d’étrange.

La sensation de fer qu’il éprouva dans le bout des doigts qui touchaient le corps de Sokaku ne lui semblait pas normal, à lui qui était un budoka. Il engagea toutes ses forces de manière à soulever Sokaku. Seulement Sokaku demeurait immobile. Son corps avait la pesanteur d’un bloc de plomb.

« Cela ne devrait pas arriver. Pourquoi ne puis-je soulever un corps de 49kg ? Allons à fond. »

Un instant Bando se demanda s’il avait toute sa raison. Puis faisant trembler tout son corps et serrant les dents, il tenta de le soulever sans aucun succès. Les amis de Bando pensaient au début qu’il jouait la comédie avec talent et se retenaient de rire en regardant mais bientôt ils prirent un air sérieux. Les tempes de Bando laissaient apparaître des veines serpentantes et il transpirait à grosses gouttes. Ses deux épaules tremblaient comme si il était fiévreux avec des frissons alors qu’il y mettait toutes ses forces.

Les personnes présentes n’en croyaient pas leurs yeux. Pourquoi Bando ne soulevait pas ce maigre vieillard. De la sueur gouttait depuis la pointe du nez de Bando et oubliant sa vanité se mit à serrer la ceinture de Sokaku avec ses dents dont il était si fier. Il tenta de le soulever à l’aide de ses dents et de ses deux mains mais Sokaku ne bougea toujours pas.

Bando essayait avec acharnement de tirer Sokaku à travers le dojo, menant un combat difficile en saisissant la ceinture, l’arrière du col, les pieds et essayant à tout prix de les soulever au dessus des genoux.En l’espace d’une heure à tenter de trainer Sokaku ici ou là, il ne fut pas capable de le soulever d’un centimètre. A bout de force, ruisselant de sueur, il finit par s’incliner les deux mains à plat sur le tatami.

« Sensei, je suis incapable de vous soulever « 

Le visage de Bando était devenu très pale. Sokaku se releva.

« Mr Bando vous n’avez pas tellement de force « . Il souriait froidement puis appela d’un signe de la main Miyano, le sumotori amateur.

« Hé vous le sumotori, êtes-vous capable de contrôler ce bras à votre guise ? »

Miyano était un grand type mesurant 1m85 et pesant 150 kg. Sokaku présenta son bras droit maigre comme celui d’un enfant, horizontalement devant lui en ayant le sang qui lui montait à la tête. (« Ce grand-père utilise une étrange technique mais il devient orgueilleux. Bon, c’est triste mais je vais lui déboiter un peu l’épaule », se disait-il) L’animosité de Miyano débordait sur son visage, il avança, s’empara du bras de Sokaku avec sa main droite et se mit à le tordre.

« Humf « 

Se rendant compte qu’il ne pouvait pas tordre le bras maigre de Sokaku avec seulement sa main droite, il se mit à le vriller en tirant avec ses deux mains. En choisissant le moment propice, Sokaku émit un bref kiai. Les hanches de Miyano se soulevèrent, son grand corps voltigea en l’air et il fut jeté au sol en faisant un tour sur lui-même. Miyano changea de couleur et en étant relevé par Sokaku qu’il tenait à une main, fut à nouveau projeté.

Sokaku qui se tenait en seiza, n’avait pas bougé d’un centimètre. Miyano fut jeté 5 ou 6 fois, à droite et à gauche, en avant et en arrière, en faisant trembler la maison

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et en soulevant la poussière. Il tenta désespérément de dégager son poignet attrapé par Sokaku mais sans y parvenir. Il se précipita sur lui pour l’immobiliser mais fut aussitôt projeté. Finalement Miyano quo s’était heurté la tête s’étendit sur le tatami l’esprit embrumé.

Un ozeki (deuxième plus haut rang du sumo) qui ne peut se débarrasser d’un seul de mes bras, n’est-ce pas lamentable ? »

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Written by Eric Grousilliat

Débute la pratique de l'aikido en 1988. En 1993, rencontre avec Tamura Nobuyoshi sensei dont il va suivre l'enseignement jusqu'au décès de ce dernier en 2010. Tamura sensei lui délivre le 4e dan en 2009. S'installe au Japon, à Tokyo en 2008, et poursuit la pratique de l'aikido au Tendokan...
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24 Comments

Antonino Certa

Bonjour Eric , j’ai lu votre site régulièrement et je trouve toujours des sujets intéressants de toutes sortes , et pas seulement l’aïkido . Chaque fois que j’écris sur le Daito- ryu’ve toujours de nouvelles informations . Matsuo Sano est un de mes Sensei dans mon expérience à Hokkaido ( Abashiri , Kitami , Otaru et dojo dans les villes voisines ) . C’est une personne merveilleuse , toujours aimable , toujours humble . C’est une honte qu’il ne sait pas , ici en Occident . Il a fait un voyage ici en Europe , à mon invitation était ici en Italie pour animer un séminaire . Malheureusement , ce qui nous empêche de son accès à l’humilité pour le trésor de ses connaissances sur Budo en général et sur ​​le Daito- ryu en particulier . Il était un véritable ami de la Tokimune défunt , et je pense que doivent avoir envoyé les connaissances Soke Sano Shihan pratique et «théorique» ( Okuden ) très profond . Une fois , à Kitami , a parlé des aspects mystiques de kiai , malheureusement, mon peu de connaissance du japonais , le manque de connaissance de mon ami et traducteur , m’ont empêché d’apprécier son discours . Je vous souhaite longue vie à Sano Shihan .

Post-scriptum Merci pour la publicité sur mon livre . J’espère qu’un jour nous rencontrer sur le tatami .

Avec amitié , Antonino

Reply
Eric Grousilliat

Merci beaucoup pour ce message,

Heureux que vous trouviez de l’intérêt à mes articles.
C’est en effet dommage qu’un expert avec l’expérience et le niveau de Sano sensei ne soit pas davantage connu. J’espère avoir un tout petit peu modifié cela.

On trouve malheureusement, en dehors de votre livre, très peu d’information sur Sano sensei…

J’espère vous rencontrer également un jour. Et si vous êtes de passage à Tokyo, n’hésitez pas à me contacter.

Amitié

Eric

Reply
Antonino Certa

Ce serait un plaisir, mais ma relation avec le Japon a rompu avec la mort de Kato Shigemitsu. Maintenant, rien ne me lie à ce pays. J’espère vous rencontrer en France.
bon keiko, Antonino

Reply
Ashura

Bonjour Eric,

Merci pour ce magnifique article, une fois de plus. Sano Sensei est effectivement quelqu’un de bien, il est difficile de trouver d’autres mots, il a une volonté de fer et continue de venir régulièrement au Hombu dojo de Kitami alors qu’il est très malade.

Je crois bien que tu as raison lorsque tu dis que Sano Sensei est probablement le dernier pratiquant vivant (il se pourrait qu’il y en ait un autre en fait mais je ne suis pas sûr à 100%) à avoir contribué à la construction du Daitokan dans les années 1950 à Abashiri.

Le Daitokan existe physiquement encore mais il n’est plus utilisé depuis de nombreuses années et commence à se détériorer.

Heureusement Sano Sensei a eu le temps de former d’excellents pratiquants comme Sasaki et Miyamoto Shihan (qui ont étudié également avec Tokimune Takeda au Daitokan), ainsi que Sato Norio Sensei.

Sano Sensei n’est pas très connu car c’est une personne très discrète qui préfère la pratique à la politique. En novembre 2013, un journaliste mandaté par le magazine Hiden est venu l’interviewer, je crois que cette rencontre fera l’objet d’un article, l’occasion, peut être, pour le public de le découvrir. Il le mérite mille fois.

Je n’oublie pas Certa Shihan sans qui le Daito serait pratiquement inconnu en Europe et qui consacre sa vie à cette école merveilleuse; Son livre est très intéressant et très bien documenté et Certa Shihan est également le meilleur pratiquant européen.

J’ apprends avec tristesse la mort de Kato Shihan qui a du survenir voilà peu, toutes mes condoléances, c’est une grande perte très dommageable.

Mes meilleurs voeux pour 2014 e tanti auguri a Lei Maestro.

Raphael « Doitsu no Kuma »

Reply
Eric Grousilliat

Merci Raphael pour ton message.

Il faut bien dire que je me suis inspiré de certaines de tes interventions ici et là. Je note dans un coin de ma mémoire les noms professeurs que tu cites, je ne les connais pas, mais toute nouvelle piste est bonne à prendre.

Tu avais en effet évoqué dans un de tes mails la venue d’un journaliste d’Hiden (ou peut-être devrais-je dire le journaliste, car c’est toujours le même homme que j’ai croisé à plusieurs reprises) à la rencontre de Sano sensei. Il me semble probable (si mes calculs sont bons) que si article il y a ce sera pour le numéro de février qui devrait sortir dans moins d’une semaine. Je suis sur le coup 😉

« Doitsu no kuma », joli surnom, j’espère que ce n’est pas à cause de la pilosité, au moins…

Eric « Furansu no sasori »

Reply
Ashura

Salut Eric,

Doitsu no kuma est le surnom que l’on m’a donné et non ce n’est pas à cause de la pilosité, je te laisse deviner la raison!!!!!!

Le journaliste se prénome Ojiro et est enseignant de Tai ki ken à Sapporo, peut être parle t’on du même.

Sinon, pour en revenir aux élèves de Tokimune Takeda, les anciens élèves désignent à la quasi unanimité Suzuki Shinpachi comme l’élève le plus doué de la génération. Hélas et comme tu le sais probablement, il est mort il y a déjà longtemps d’un cancer à l’estomac, encore un nom peu connu du grand public et pourtant il s’agissait d’un pratiquant de très haut niveau. Il mériterait lui aussi que l’on s’intéresse à lui.

Nous attendons avec impatience la sortie de l’article.

Amicalement

Raphael

Reply
Eric Grousilliat

Non,ce n’est pas le même journaliste …Hiden doit avoir des correspondants en fonction de la zone géographique.

Tu m’avais déjà parler de Suzuki Shinpachi, j’avais fait quelques recherches pour essayer de trouver un cliché de lui mais en vain.

Je te tiendrai au courant en cas de sortie de l’article.

Amitiés

Eric

Reply
Guillaume Erard

Il arrive a Chiba Tsugutaka Sensei de mentionner Suzuki Shinpachi et il semble penser également qu’il fut l’un des plus talentueux instructeurs du Daito-Kan. Par contre, il me semble que Takeda Tokimune aurait voulu en faire son successeur mais qu’apparemment, ses collègues auraient fait le forcing contre lui, menant à son départ. Quelqu’un en sait-il plus à ce sujet?

Reply
Ashura

Bonsoir,

Je ne sais pas si ses collègues et, si cela a été le cas, quels collègues auraient pu faire pression sur Tokimune Takeda pour l´empêcher de le désigner comme successeur. A titre personnel, je crois que Tokimune souhaitait que le Daito-ryu reste dans la famille Takeda avec un successeur issu de Takeda et martialement capable. Cela n´a pas pu être malheureusement le cas, Tokimune a eu deux filles et ses petits enfants n´ont visiblement pas ressenti d´intérêt pour la pratique. De fait, si officiellement un Takeda est toujours à la tête de l´école, il s´agit de l´un des gendres de Tokimune, ce dernier n´a techniquement aucune légitimité, d´ou la situation de très grande confusion qui règne encore aujourd´hui et qui voit des anciens compagnons de pratique se brouiller sévèrement.

Je n´ai jamais entendu que du bien de Suzuki Shihan et visiblement Tokimune le tenait en grande estime, il est décédé d´un cancer et il est difficile d´en savoir beaucoup plus.
Beaucoup d´élèves l´ayant connu sont morts ou ont stoppé la pratique. D´un avis quasi unanime, Suzuki shihan était l´élève le plus fort au sein du Daitokan Dojo, il est fort possible que ce statut ait pu susciter des jalousies.

Je profite de ta présence Guillaume pour te demander quand tu as l´intention de mettre en ligne la 4ème partie de ton documentaire qui est absolument fantastique.

Amicalement

Raphael

Reply
Antonino

Il n’y avait pas de rapports Shimpachi Suzuki Sensei, je ne peux pas donner ma contribution. Toutefois, si vous voulez que les photos sur les Maîtres de Abashiri J’ai beaucoup. Dites-moi comment puis-je les envoie, peut-être un dans votre boîte de e-mail?
Dans quelques jours, le public sur mon site l’histoire de la vie de Kato Sensei en anglais. Je pense que cela pourrait être intéressant, car il parle de Suzuki Sensei avec son Sensei.

Antonino

Reply
Eric Grousilliat

Bonjour Certa sensei,

Si vous avez la gentillesse de me transmettre ces photos, ce sera avec grand plaisir. Je vais également essayer de trouver l’interview dont vous parlez. Je vous contacte par mail.

Amicalement.

Eric

Reply
Ashura

Salut Eric,

Il y a deux photos de Suzuki Shihan qui se trouvent sur un DVD, étant nul en informatique, je ne sais pas extraire des photos depuis un DVD. J’ai un collègue qui pense pouvoir y arriver, si cela est le cas, je te transmettrai le tout.

Amicalement

Raphael

Reply
Ashura

Merci Guillaume, on attend donc la suite avec impatience.

En ce qui concerne la vie de Kato Sensei, si Certa Shihan est d´accord je peux le traduire en francais et en allemand pour les personnes intéressées, tout le monde ne lit pas l´anglais.

Sono disposto a tradurre la biografia di Kato Sensei in francese e in tedesco se é d´accordo. Non tutti sanno l´inglese e mi sembra doveroso fare conoscere Kato Sensei che tanto ci ha dato. Ovviamente se potessi partire dalla versione italiana, farei meno fatica.

Amicalement

Distinti saluti

Raphael

Reply
Antonino

Ciao Raphael,
sicuramente sarebbe una ottima cosa. In seguito io invierò ad Enric delle foto di Kato giovane per l’articolo. Ti consiglio, ma è solo un mio parere, di partire dalla versione in italiano. Queste pagina sono state tradotta dal giapponese all’italiano, in seguito dall’italiano all’inglese.
Comunque fai tu
Buon keiko

Reply
Ashura

OK andiamo avanti cosi.

Eric, si tu es d´accord je m´occupe de la traduction.

Amicalement

Raphael

Reply
Ashura

Bonjour Eric,

Es tu sur qu´il s´agisse d´articles sur le Shiseikan et non pas le Seishinkan?

Amicalement

Raphael

Reply

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