Ueshiba Morihei
Paroles de Ueshiba Morihei, fondateur de l’aikido, rapporté par le second doshu, Ueshiba Kisshomaru, dans son livre Aiki shinzui (traduction à partir du japonais: Eric Grousilliat):
L’aiki, c’est également une méthode de santé et de beauté. Ainsi les manières deviennent bonnes. S’asseyant face à face, on se salue poliment. Il ne faut jamais se montrer impoli . C’est l’entraînement du véritable esprit, ce n’est que le ki.
Cultiver le ki, c’est ce qu’on appelle les cinq sons et les cinq sens.
Pour commencer on fait chinkon kishin. En position debout, il faut s’unifier. On sert d’intermédiaire pour l’unification avec l’atmosphère (littéralement le ki du ciel). C’est le souffle (iki). Dans le corps, tout finit par se raffermir, passé, présent, futur. Grâce à Chinkon kishin, on en arrive à tout comprendre.
Depuis les temps immémoriaux, cet enseignement existe au Japon. Pratiquer cela, c’est l’aikido. Les ascètes (gyoja) d’antan nommait cela Ikumusubi. Expirez I, inspirez Ku, expirez Mu, inspirez Su. Tout cela, c’est faire son propre travail. Par le passé, il existait des cérémonies Torifune, ou encore Furutama, mais vous ne devez pas faire cela. Il faut progresser en avançant de jour en jour. Persévérer, aller de l’avant, chaque jour nouveau. C’est cela l’aikido, il faut marcher c’est tout.
Vous devez devenir une figure qui se dresse de manière à englober la Terre, en entraînant son âme. Par l’entraînement de la force d’attraction, on doit y parvenir. Exprimer le bujutsu, un sabre dans le fil de l’âme, apparut à l’occasion de la solidification de la Terre, ceci est mon rôle.
En ouvrant la porte de pierre de l’âme, on comprend tout. L’aikido, c’est réaliser la force infinie. Le monde de l’âme est tangible. L’esprit des choses est appelé Haku (âme). Ceci est la force du ki. L’aiki c’est la force de Kon (âme). Il faut s’y exercer. Je vous demande à tous de s’y entraîner.
  • Kon (âme nuage) et Haku (âme blanche) font référence au deux types d’âme dans la philosophie chinoise. Chaque être vivant a à la fois une âme yang, Kon, éthérée, quittant le corps après la mort, et une âme yin, Haku, substantiel, qui reste dans le corps du mort.
Comprendre les paroles de Ueshiba Morihei, saisir le sens de la voie qu’il a tracé, et intégrer tout cela dans sa pratique, sont choses véritablement difficiles. Il faut préalablement avoir en sa possession certaines clés issues de la mythologie shinto, de sa cosmogonie, etc.
C’est avec cette motivation, transmettre modestement certaines des notions préalables à un début de compréhension des mots du fondateur de l’aikido, que j’ai rédigé le second chapitre de “Aikido, à la croisée des chemins

Aikido, à la croisée des chemins
A quoi fait référence la pratique de Chinkon et de Kishin, l’origine mythologique des concepts Aiki et Misogi, la cosmogonie shinto à travers la formule “Un esprit, quatre âmes, trois origines, huit forces” ou bien encore l’histoire et l’enseignement derrière “l’ouverture de la porte de pierre” auquel Ueshiba Morihei fait allusion dans la citation plus haut, et bien d’autres choses, c’est ce que je vous invite à découvrir ou approfondir à travers la lecture de “Aikido, à la croisée des chemins”.
Bonne lecture à tous.

Written by Eric Grousilliat

Débute la pratique de l'aikido en 1988. En 1993, rencontre avec Tamura Nobuyoshi sensei dont il va suivre l'enseignement jusqu'au décès de ce dernier en 2010. Tamura sensei lui délivre le 4e dan en 2009. S'installe au Japon, à Tokyo en 2008, et poursuit la pratique de l'aikido au Tendokan...
Read more

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *